
Chaque soir la TVM le montre présidant un comité interministériel ou recevant des investisseurs étrangers. Bien sûr la table ronde des bailleurs de fonds prévue à Bruxelles et qui était jusqu’ici totalement ignorée est subitement réapparu au menu du premier ministre.
Pour les tenants du remaniement, l’actuel attelage gouvernemental ne tient pas la route faute de cohésion entre ses membres. Tous ne jouent pas la même partition et le chef d’orchestre s’est endormi sur ses « lauriers. » Sans expérience lui-même, disent-ils, le PM n’a pas su s’entouré d’une équipe expérimentée à même d’insuffler une énergie au travail. Voyant la léthargie qui caractérise la Primature, les autres départements se sont eux aussi endormis. Autre argument avancé par les « remanieurs » Certains membres du gouvernement ont montré leur limites voir ont provoqué dans les départements qu’ils ont en charge des remous qui ont fini par éclabousser le président lui-même. Les cohortes de manifestants qui se pressent devant les grilles du palais présidentiel : mendiants, infirmiers, enseignant, pharmaciens, habitants des kebbas viennent avant tout dénoncer une gestion calamiteuse des dossiers qui les concernent. Ould Abdel Aziz a beau faire la sourde oreille, il ne peut rester insensible aux « malheurs » de ces citoyens. Bien sûr dans les cas d’espèce le premier ministre ne joue nullement son rôle d’amortisseur. C’est la présidence qui se retrouve en première ligne livrée aux premiers assauts.
Evidemment Ould Mohamed Laghdaf et ses amis ont une toute autre lecture. Ould Abdel Aziz déteste l’instabilité et avant de leur laisser un an au moins il ne devrait pas changer de gouvernement. De plus les échéances qui se profilent à l’horizon sont si importantes pour le pays, que l’on devrait laisser le gouvernement déjà en place pour les mener à terme afin de ne pas les compromettre. Alors même si la diplomatie est boiteuse, l’enseignement déboussolé et la santé toujours dans l’ornière Ould Abdel Aziz semblent s’en accommoder.






