Rabattage des touristes dans les filets de Point Afrique : Maurice Freund prétend que SE Vanderpooter est favorable à ses thèses !
Malgré les misères que Point Afrique a fait subir par ses campagnes incendiaires contre les autorités politiques et le pays dans son ensemble, réduisant à sa plus simple expression la saison touristique 2008-2009, le département de la tutelle lui offre la seconde joue. Sans rancune. Maurice Freund a le secret de faire voler les cadenas sur son chemin. Aujourd’hui, il prétend que l’ambassadeur de France pourrait favoriser le rabattage des touristes français dans ses mailles.



On est presque dans un scénario de pêche traditionnelle des Imraguens. Mais les bénéficiaires, les moyens et la prise diffèrent. Les bénéficiaires de cette chasse aux touristes sont « Point Afrique » et ses complices, les lanches sont les charters de Point Afrique et les mulets sont les touristes. Même si les Imraguens pêchaient sans autorisation, Point Afrique lui va pêcher avec le soutien du ministère de tutelle. Bomba Ould Dermane est devenu par la force de la pression de Maurice Freund l’un des premiers avocats de cette greffe artificielle de Point Afrique sur les décombres du parenariat Somasert-Transavia, observé l’année dernière.

Beaucoup de soupçons de corruption

Point Afrique se réinstalle en Mauritanie.Une vaste campagne a été menée tambours battants pour ce faire. Même le président Ould Abdel Aziz a été convaincu par ses collaborateurs, son conseiller, et le ministre de tutelle, qui jouent tous les deux la partition de «Point Afrique» dans la monopolisation du secteur au profit de ce tour-opérateur qui s’était acharné contre le pays, au lendemain du renversement de Sidioca, le gratifiant d’une publicité macabre au lendemain de l’attaque de Tourine (voir communiqué). Mais les choses changent perceptiblement aujourd’hui. Ce tour opérateur a durablement entaché la saison touristique 2008 menant une campagne contre tout séjour en Mauritanie. Dans ses postings et communiqués allègrement distribués jusque dans les boites mails des touristes français désirant se rendre en Mauritanie, il livrait machiavéliquement des scènes patibulaires de massacres à la tronçonneuse à Tourine et un régime illégitime. Point Afrique, relayé par ses acolytes se croyait tout permis. Mais à l’évidence, cette campagne contre les autorités du pays dont le but était de saboter la saison-touristique, en dépit de la qualité des avions Transavia et des prix pratiqués pour inciter les touristes à venir en Mauritanie, n’avait qu’une explication : la perte du monopole du transport des touristes que «Point Afrique » acheminait depuis 1996 sur des rafiots de charters. Maurice Freund le criait, à l’époque sur tous les toits. Voici une réponse qu’il donnait à nos confrères de Afrik.com :
« Afrik.com : Pourquoi avez-vous arrêté de desservir la Atar, en Mauritanie ?
Maurice Freund : Après l’assassinat des quatre français en décembre 2007, les menaces d’Al-Qaida, l’annulation du Paris-Dakar en janvier, le coup d’Etat du 6 août, l’assassinat de plusieurs militaires à Tourine en septembre dernier, nous avons dû annuler la destination. Mais la sécurité n’est responsable qu’en partie du problème. La concurrence déloyale que nous livre la SOMASERT (Société mauritanienne des services et du tourisme) nous a aussi poussés à supprimer nos vols». Où est le tourisme solidaire ? En 2007, l’Etat avait reversé 60% des taxes aéroportuaires à cet opérateur qui refusait, par ailleurs, de payer la taxe touristique.

Campagne médiatique dans la presse spécialisée
Le 23 septembre dernier, l’Association des Journalistes de Tourisme, franchit le dernier palier de la tolérance en décernant à Maurice Freund, le Trophée 2009 «pour sa contribution au développement ». Cette « reconnaissance » qui cache mal le vrai visage de Maurice Freund qui s’est fait une popularité et de l’argent sur le compte des populations mauritaniennes (détournement des ressources de la Somasert et tentative de se faire financer par les autorités de tutelle). Il n’a évidemment pas agi seul. Plusieurs personnes notoirement connues en Mauritanie ont jeté le lit de ce tourisme qui profite d’abord à une poignée de personnes contre une majorité de personnes déshéritées. Il suffit de voir la réaction
L’échec de la saison touristique 2008, dû essentiellement à la campagne de dénigrement menée par «Point Afrique» a arrosé tout le monde en temps de profonde crise économique mondiale. L’effet boomerang n’a pas épargné l’instigateur lui-même qui en dépit de l’effet d’annonce pour Ghardaya, n’en fera rien. Mais les choses ont évolué depuis le premier salon du Sitour de Bamako. Le ministre du tourisme, Bomba Ould Dermane, qui nous jurait à Atar, de l’importance pour la Mauritanie de contourner tout monopole (voir interview).
Il semble qu’aujourd’hui, le Premier Ministre rentre dans la danse des loups. Ainsi l’on apprend que «plusieurs réunions de travail de haut niveau - avec le premier ministre de Mauritanie, le ministre du tourisme et du commerce M. Ould Doramane et un conseiller du nouveau président Mohamed Ould Abdel Aziz - se sont donc tenues sur ce thème ». Point Afrique qui indexait la Mauritanie de pays «insécurisé » est outré par le niveau « orange et rouge » sur lequel la place le Quai d'Orsay, fait fi du Kamikaze du 8 août dernier. Mais, selon la presse métropolitaine, citant une lettre de Point Afrique, «M. Michel Vandepoorter, Ambassadeur de France en Mauritanie, nous a laissé entendre que la France pourrait être amenée à reconsidérer ses «conseils aux voyageurs». On se dirigerait vers une recommandation pressante à ne visiter la Mauritanie que dans le cadre de voyages organisés par les tour-opérateurs, pleinement conscients des enjeux sécuritaires et participant à cette politique de collaboration avec les autorités concernées, et à proscrire absolument le voyage individuel». Fin de citation. Une manière de prétendre que l’ambassadeur de France souhaiterait «jeter les touristes dans les bras » du seul opérateur, «Point Afrique ». Il est permis d’en douter car ce travail de « rabattage » déphaserait le principe même du libéralisme économique basé sur la concurrence. Et ce d’autant plus que l’avionneur qu’est «Point Afrique » monopolise déjà le réceptif en Adrar. Que font les autorités de tutelle entre temps?
Entre un conseiller du président proche des thèses de Point Afrique, depuis toujours, et un ministre franchement déboussolé par son statut, il faut avoir peur que Point Afrique n’arrive à ses desseins d’autant plus que le département décourage tout autre opérateur étranger de s’intéresser à la Mauritanie comme en témoignent les nombreuses lettres restées sans suite d’autres opérateurs touristiques notamment espagnols. Seule la diversification des Opérateurs touristiques aurait pourtant pu tirer le pays du joug d’une éventuelle reprise du monopole.
Alors wait and see !
JD