
Des jeunes élèves, cartables en main qui erraient avec ses camarades dans le marché, après avoir fait l’école buissonnière passent devant son étal. L’un d’eux, O.S même pas 12 ans, remarque que le vieillard s’est endormi. Un regard à gauche, un autre à droite et il s’empare d’une paire de bottillons. Puis le garçon coure rejoindre ses camarades mais son forfait quelqu’un l’a vu et l’intime l’ordre de revenir et de déposer à sa place ce qu’il a prit. Le Vieux S.O.A se réveille brusquement pendant que le petit garçon apeuré, revenait pour remettre les chaussures à leur place. Le vieillard se met debout et il veut attraper le jeune. Pleurant à chaudes larmes, il prend ses jambes à son cou, ayant pris peur aux menaces du vendeur de la corriger. Une petite course poursuite s’ensuit mais le vieillard est aidé par des gaillards plus vigoureux qui rattrapent le jeune garçon et le livre à son bourreau. Il lui assène plusieurs gifles avant de le mettre à terre. Irrit par les cris et les débattements du jeune élève, il lui assène un coup de poing à la mâchoire droite avant de faire suivre quelques coups de pieds aux fesses. Sans s’en rendre compte, il venait de lui faire tomber deux dents. L’assistance est indignée de cette correction contre un si jeune enfant. Le vieillard qui retourne à son étal n’a rien à cirer des indignations et ne se préoccupe même pas de son geste démesurée. Le garçon est accompagné au dispensaire de la Sebkha se trouvant à côté pour y être soigné.
La convention sur les droits de l’enfant n’est pas encore un souci dans le pays, malgré tous les efforts de l’Unicef pour le respect de ses dispositions.
Moussa Diop






