
Tout a commencé le 24 Décembre dernier, point de départ des vacances scolaires de Noël .
Ce jour là, l’inspecteur adjoint de l’Inspection Départementale de l’Education Nationale (IDEN), effectua une visite surprise dans les trois écoles de la ville. Il a constaté l’absence sans autorisation des instituteurs incriminés.
Ces derniers affirment avoir terminé la composition du 1er trimestre avec seulement un jour d’avance sur le calendrier officiel. C’est pourquoi ils considèrent que leur suspension est une mesure arbitraire et excessive.
Toutefois, l’ IDEN a envoyé une correspondance pour la levée des suspensions, en date du 11 Janvier 2010 au DREN du Gorgol. Mais à la fin du mois de janvier, un des enseignants téléphone à une connaissance à la Direction du Budget pour s’enquérir de la situation .Il se fit répondre qu’aucun courrier de levée de suspension n’est arrivé à leur nom. Alors, les enseignants se retrouvent à l’Inspection pour manifester leur mécontentement.
L’inspecteur chargea son adjoint (auteur de la suspension) de rédiger un deuxième courrier. Ce qui fut fait en date du 7 Février 2010 ; mais le DREN le rejeta pour irrégularité due à l’absence de cachet.
Devant ces tergiversations administratives de la part des responsables de l’Education , les enseignants se tournent vers le Hakem pour espérer ,enfin une levée définitive de cette suspension .Selon eux , à leur grande surprise ,ce dernier leur répondit qu’il n’avait pas de solution à leur problème .Déboussolés et ne sachant plus à quel saint se vouer, ces fonctionnaires décident d’aller exposer leur situation à la Brigade de Gendarmerie qui envoya un message le 28 Février aux autorités compétentes. Le DREN, mis au parfum de ce message, téléphona aux enseignants pour les rassurer en affirmant avoir transmis un courrier de levée de suspension au Ministère de tutelle le 4 Mars dernier.
En attendant, le enseignants suspendus continuent de tirer le diable par la queue.
La situation de ces fonctionnaires est une illustration claire de la mauvaise gestion des ressources humaines.
La réglementation en vigueur en matière de sanctions administratives est constamment violée dans le milieu enseignant. La faute commise par un fonctionnaire doit être constatée par le responsable hiérarchique qui lui adresse une demande d’explication avec obligation de répondre. Or dans ce milieu enseignant, les sanctions (suspensions) tombent brutalement avec célérité, sans aucune demande d’explication préalable .Et lorsqu’il s’agit de déclencher la procédure de levée de suspension, les responsables de l’Education traînent les pieds indéfiniment.
Diallo Amadou
C/P MAGHAMA





