
Le secteur de la pêche artisanale ouest africaine : Une force de propositions pour la pêche durable.
Soumis par journaliste le dim, 08/03/2009 - 10:16
La pêche artisanale a été le centre d’attention des gouvernements participant à la vingt huitième session du Comité des Pêches de la FAO, le COFI. Une déclaration commune a été faite par les organisations de pêche artisanale, observateurs au COFI, appelant à inclure un chapitre spécial sur ce secteur dans le Code de Conduite pour une Pêche responsable, à considérer la mise en place d’un Sous Comité pour la pêche artisanale, et/ou le développement de lignes directrices ou d’un Plan d’Action international sur le sujet.
Au cours du débat officiel, une série de délégations ACP, comme la Mauritanie et la Guinée, ont souligné l’importance de ce secteur pour leurs pays. Au nom des pays de la zone SADC, l’Afrique du Sud a proposé qu’un chapitre spécial soit inclus dans le Code de Conduite visant à garantir une pêche artisanale durable. L’UE a souligné qu’elle était ouverte à une consultation technique sur la pêche à petite échelle.
Un représentant de l’organisation de pêche artisanale du Sénégal CONIPAS a expliqué que, pour lui, l’enjeu le plus important, ce sont les droits d'accès aux ressource: ‘Nos droits d’accès prioritaires doivent être mieux reconnus et protégés par nos gouvernements.' Les droits d’accès aux ressources sont aussi un enjeu clé pour les futures relations de pêche entre les pays ACP et l’UE. L’UE lance actuellement une réforme de sa politique commune de la pêche (PCP), qui va sans doute donner lieu à une réorientation de sa politique externe, notamment les accords de pêche qui permettent aux flottes européennes de pêcher dans les eaux des pays ACP.
Les professionnels de la pêche artisanale ouest africaine ont rappelé qu’une vision commune a été développée par les professionnels de la pêche artisanale ouest africaine sur ces accords: ‘les professionnels demandent que les flottes étrangères n’aient pas accès aux ressources dont vit la pêche artisanale, que ce soit à travers des accords de pêche ou des accords privés, et surtout pas avec des engins destructeurs et non sélectifs’. Le président des pêcheurs artisans de Mauritanie insiste 'nous sommes devenus une force de propositions, non seulement sur les accords de pêche, mais aussi sur les questions commerciales, la lutte contre la pêche illicite, la transparence, etc. Nous sommes des interlocuteurs constructifs pour nos gouvernements et les institutions inter-gouvernementales et internationales qui agissent dans notre secteur’. La clé, selon lui et tous ses collègues présents au COFI, c’est une meilleure organisation des professionnels: ‘En Décembre dernier, en Guinée, des professionnels de neuf pays de la sous région ouest africaine ont décidé la mise en place d’une confédération régionale des organisations de pêche artisanale. Avec le soutien de nos partenaires régionaux et internationaux, cette initiative ne pourra que renforcer la voix de la pêche artisanale et son poids dans les prises de décision’.
Source CAPE
Pêche
Le gouvernement espagnol financerait des pirates, selon Greenpeace
Greenpeace vient de présenter des preuves au Comité des Pêches de la FAO montrant que la compagnie espagnole Vidal Armadores S.A., en dépit du fait qu'elle est impliquée dans la pêche pirate, à reçu plus de 3,5 millions d'euros de subventions du gouvernement espagnol. En plus, la compagnie continue à recevoir de l'aide du gouvernement espagnol pour sécuriser des contrats et des licences de pêche dans des pays tiers comme la Namibie. Vidal Armadores a actuellement une flotte de au moins cinq bateaux dans l'Océan sud, dont au moins trois qui sont sur liste noire, y compris le bateau pavillonné en Namibie Paloma V et celui pavillonné en Corée du Nord Black Moon - ce dernier à changé de pavillon quatre fois au cours de ces sept derbières années, passant de l'Uruguay à Saint Vincent et les Grenadines, à la Guinée Equatoriale et, enfin, à la Corée du Nord.
Au moment de l'inspection qui a résulté à la mise sur liste noire du Paloma V, ce bateau pêchait en compagnie d'autres bateaux de la flotte de Vidal, y compris les bateaux pavillonnés en Espagne Belma and Galaecia. En dépit de ça, l'Espagne a signé un accord avec la Namibie en 2008 qui a donné au Belma l'accès aux zones de pêche namibiennes, et a aidé Vidal Armadores à garantir d'autres contrats et licences. Le porte parole de Greenpeace a déclaré que grâce à ses bateaux pavillonnées en Espagne, cette compagnie a obtenu des subventions et, probablement, a pu de ce fait blanchir des captures illégales. Mais 'Vidal Armadores n'est pas le seul' dit le porte parole de Greenpeace, ' des compagnies de pêche du monde entier utilisent les transbordements et les vides juridiques pour échapper à la loi. Dans le cas de Vidal Armadores, nous voulons que le gouvernement espagnol agisse... ils pourraient commencer par demander à récupérer leurs subventions. Ils peuvent également poursuivre tout ressortissant espagnol qui ont été capitaines sur ces bateaux. Ils peuvent également retirer toutes les licences de Vidal Armadores et arrêter de les aider à signer des contrats'
SourcesCommuniqué de presse Greenpeace international, 5 Mars
Refermer le filet sur la pêche illicite
Un expert de l'OCDE observe que "Nous avons estimé que les captures venant de la pêche illicite représenteraient 20% des captures globales".
On estime que près de la moitié des bateaux pêchant au large de l'Afrique de l'Ouest sont hors-la-loi.
Une représentante ONG déclare à la BBC que "ces bateaux sont en mer pour des années... ils transbordent leur poisson sur d'autres bateaux, sont approvisionnés en carburant en mer; même les équipages sont changés en mer. Donc, il n'y a personne pour voir ce qui se passe, et il n'y a personne pour aller leur dire de respecter les règles. C'est un autre monde".
"La Chine est le plus grand pays pêcheur au monde, et les pêcheurs illégaux viennent en deuxième position" dit le Commissaire européen en charge de la Pêche, "Donc on parle ici de pêche légale par des entités comme l'UE, le Chili, le Pérou qui sont dépassées par la pêche illicite".
Source BBC, 20 Février
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