
Le Président de la république reçoit le ministre des affaires étrangères français
Soumis par journaliste le mar, 27/07/2010 - 11:10
Le Président de la république, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz a reçu ce lundi au Palais présidentiel à Nouakchott M. Bernard Kouchner, ministre des affaires étrangères et européennes français, actuellement en visite en Mauritanie.
A sa sortie d'audience, M. Kouchner a fait une déclaration à l'AMI dans laquelle il a indiqué que la rencontre avec le président de la république " a été utile ".
Il a ajouté : " d'abord, c'était une rencontre d'amitié entre les deux pays, un soutien à l'effort entamé par le pays pour lutter contre l'extrémisme. Bien sûr, nous avons parlé de nos efforts communs pour lutter contre l'extrémisme, de l'entraînement, du soutien que la France apporte à la détermination de la Mauritanie dont nous saluons les efforts et les succès. Hélas pour nous, dans le dernier épisode, nous pensions pouvoir libérer notre concitoyen et nous n'avons pas pu parce qu'il n'était pas sur le terrain vers lequel se dirigeaient les force mauritaniennes avec l'assistance des français. C'est une lutte difficile que votre pays entame et pendant toute la durée de laquelle la Mauritanie trouvera la France à ses côtés ".
Il assuré que " la Mauritanie peut compter sur la France ".
Maintenant, a-t-il précisé, " je vais aller saluer les français à l'ambassade pour leur apporter le salut du président de la république Nicolas Sarkozy et puis leur dire qu'il faut quand même faire attention, que les déplacements doivent être mesurés, opérés à bon escient lorsque c'est nécessaire, indispensable, comme je les verrai au Mali et au Niger ". Il a poursuivi : " Nous faisons tous face, et à des degrés divers, à un extrémisme insupportable. Au Sahel, vous savez, dans toute cette bande sahélienne mêlée de trafic de drogue et d'armes, il y a cette lutte indispensable à mener. Vous avez vos amis avec vous. Les amis ne sont pas seulement les français, il y a, grandissante, une détermination mondiale. Nous n'accepterons pas, comme vous n'acceptez pas, qu'une poignée de fanatiques veille imposer par la terreur des règles qui ne sont les nôtres, qui ne sont pas en rapport avec la religion alléguée ni aux prétextes religieux alléguées. Une détermination très malsaine. Je répéterai cela à Abdelaziz (Mohamed Ould) que je verrai plus longuement après la réunion de l'ambassade.
A la question de savoir si la France dispose d'un paln précis, M. Kouchner a indiqué qu'il " n'y a pas de plan déterminé mais le combat risque d'être long et nous le poursuivrons. La France n'est pas menée par la haine, tout comme votre pays aussi. Mais il y a des pressions et des dictatures de la parole et des cartes qui ne sont acceptables ".
Répondant à une question sur un éventuel changement de stratégie de son pays dans ce domaine, le ministre français a expliqué que " les accords qui ont été signés déjà et qui seront poursuivis mettent la France dans l'obligation, acceptée par nos amis mauritaniens, de travailler ensemble à renforcer la cohésion militaire et l'efficacité. Et c'est ce que nous avons fait. De toutes les façons, cette dernière opération était une opération de défense et non attaque, car il s'agissait d'une menace sur le territoire mauritanien venue d'ailleurs. Ces opérations étaient programmées depuis longtemps par nos amis mauritaniens. Et nous n'avons fait qu'applique les accords dans l'espérance que l'otage français pourra être libéré, ce qui n'a pas été le cas hélas ".
A la question de savoir s'il y a des menaces précises, M. Kouchner a répondu par la négative.
" Il n'y a pas de menaces qui n'étaient pas visibles auparavant ", a-t-il affirmé. Et d'ajouter : " hélas, nous sommes quelques pays déterminés dans le monde qui sont forcément visés par les terroristes. Des pays qui ne se plient pas, qui défendent les valeurs de la république, qui défendent la liberté, l'égalité et la fraternité, qui ont pour les droits de l'homme et pour les droits des femmes un respect; un respect parfois capable d'être offensif. Ce n'est pas nouveau, nous l'avons déjà fait par le passé. Nous en avons constaté les effets ici aussi en Mauritanie. Il y'a une nécessaire prudence, une indispensable prudence. S'agissant par exemple du risque du tourisme, il faut que l'on se rende compte que le monde a évolué et qu'un certain nombre de chemins qui étaient accessibles il y a quelques années, temporairement ne le sont plus sans précaution. Voilà ce que cela veut dire. Ce n'est pas un changement pour la France. C'est une détermination, presque une obligation de la République Française de défendre avec ses amis un certain nombre de valeurs qui comptent très profondément pour notre pays ".
L'audience s'est déroulée en présence de M. Sidi Ould Tah, ministre des affaires économiques et du développement, ministre des affaires étrangères et de la coopération par intérim, M. Cheyakh Ould Ely, directeur de cabinet du Président de la république, M. Melainine Ould Tomy, chargé de mission à la Présidence de la république et M. Michel Vandepoorter, ambassadeur de France accrédité en Mauritanie.
A sa sortie d'audience, M. Kouchner a fait une déclaration à l'AMI dans laquelle il a indiqué que la rencontre avec le président de la république " a été utile ".
Il a ajouté : " d'abord, c'était une rencontre d'amitié entre les deux pays, un soutien à l'effort entamé par le pays pour lutter contre l'extrémisme. Bien sûr, nous avons parlé de nos efforts communs pour lutter contre l'extrémisme, de l'entraînement, du soutien que la France apporte à la détermination de la Mauritanie dont nous saluons les efforts et les succès. Hélas pour nous, dans le dernier épisode, nous pensions pouvoir libérer notre concitoyen et nous n'avons pas pu parce qu'il n'était pas sur le terrain vers lequel se dirigeaient les force mauritaniennes avec l'assistance des français. C'est une lutte difficile que votre pays entame et pendant toute la durée de laquelle la Mauritanie trouvera la France à ses côtés ".
Il assuré que " la Mauritanie peut compter sur la France ".
Maintenant, a-t-il précisé, " je vais aller saluer les français à l'ambassade pour leur apporter le salut du président de la république Nicolas Sarkozy et puis leur dire qu'il faut quand même faire attention, que les déplacements doivent être mesurés, opérés à bon escient lorsque c'est nécessaire, indispensable, comme je les verrai au Mali et au Niger ". Il a poursuivi : " Nous faisons tous face, et à des degrés divers, à un extrémisme insupportable. Au Sahel, vous savez, dans toute cette bande sahélienne mêlée de trafic de drogue et d'armes, il y a cette lutte indispensable à mener. Vous avez vos amis avec vous. Les amis ne sont pas seulement les français, il y a, grandissante, une détermination mondiale. Nous n'accepterons pas, comme vous n'acceptez pas, qu'une poignée de fanatiques veille imposer par la terreur des règles qui ne sont les nôtres, qui ne sont pas en rapport avec la religion alléguée ni aux prétextes religieux alléguées. Une détermination très malsaine. Je répéterai cela à Abdelaziz (Mohamed Ould) que je verrai plus longuement après la réunion de l'ambassade.
A la question de savoir si la France dispose d'un paln précis, M. Kouchner a indiqué qu'il " n'y a pas de plan déterminé mais le combat risque d'être long et nous le poursuivrons. La France n'est pas menée par la haine, tout comme votre pays aussi. Mais il y a des pressions et des dictatures de la parole et des cartes qui ne sont acceptables ".
Répondant à une question sur un éventuel changement de stratégie de son pays dans ce domaine, le ministre français a expliqué que " les accords qui ont été signés déjà et qui seront poursuivis mettent la France dans l'obligation, acceptée par nos amis mauritaniens, de travailler ensemble à renforcer la cohésion militaire et l'efficacité. Et c'est ce que nous avons fait. De toutes les façons, cette dernière opération était une opération de défense et non attaque, car il s'agissait d'une menace sur le territoire mauritanien venue d'ailleurs. Ces opérations étaient programmées depuis longtemps par nos amis mauritaniens. Et nous n'avons fait qu'applique les accords dans l'espérance que l'otage français pourra être libéré, ce qui n'a pas été le cas hélas ".
A la question de savoir s'il y a des menaces précises, M. Kouchner a répondu par la négative.
" Il n'y a pas de menaces qui n'étaient pas visibles auparavant ", a-t-il affirmé. Et d'ajouter : " hélas, nous sommes quelques pays déterminés dans le monde qui sont forcément visés par les terroristes. Des pays qui ne se plient pas, qui défendent les valeurs de la république, qui défendent la liberté, l'égalité et la fraternité, qui ont pour les droits de l'homme et pour les droits des femmes un respect; un respect parfois capable d'être offensif. Ce n'est pas nouveau, nous l'avons déjà fait par le passé. Nous en avons constaté les effets ici aussi en Mauritanie. Il y'a une nécessaire prudence, une indispensable prudence. S'agissant par exemple du risque du tourisme, il faut que l'on se rende compte que le monde a évolué et qu'un certain nombre de chemins qui étaient accessibles il y a quelques années, temporairement ne le sont plus sans précaution. Voilà ce que cela veut dire. Ce n'est pas un changement pour la France. C'est une détermination, presque une obligation de la République Française de défendre avec ses amis un certain nombre de valeurs qui comptent très profondément pour notre pays ".
L'audience s'est déroulée en présence de M. Sidi Ould Tah, ministre des affaires économiques et du développement, ministre des affaires étrangères et de la coopération par intérim, M. Cheyakh Ould Ely, directeur de cabinet du Président de la république, M. Melainine Ould Tomy, chargé de mission à la Présidence de la république et M. Michel Vandepoorter, ambassadeur de France accrédité en Mauritanie.





