Le CNTM donne un ultimatum à Ould Abdel Aziz
La brigade spéciale des mineurs a été le samedi 24 janvier, le théâtre de vives protestations des militants de l’IRA sous l’égide de leur mentor, Biram Ould Dah. Cette manifestation avait comme objectif de dénoncer un cas esclavage, de s’insurger contre « les pratiques » de l’ADU. Une occasion saisie par le dirigeant de l’IRA, d’annoncer la création du Conseil National de Transition en Mauritanie (CNTM).

Une centaine de militants de l’IRA s’était donné rendez-vous le samedi devant la brigade des mineurs de Ksar. Par bus, ils étaient venus des différents moughataas de Nouakchott. Constitués en majeur partie de femmes, les protestataires étaient venus pour demander la condamnation des « maitres » et des parents de Moktar Ould Bilal Ould Boukeiry, déclaré « esclave par ascendance » par l’IRA. Selon Biram, les autorités à travers la brigade des mineurs, encourage les crimes esclavagistes. Issus des gazras d’Arafat et de Toujounine, les protestataires étaient présents aussi, pour protester contre l’ADU. A couteaux tirés avec l’Agence de Développement Urbain depuis quelques jours, les manifestants réclamaient plus de transparence dans l’obtention des terrains.
Face à a presse, le leader de l’IRA a profité de l’occasion pour annoncer la création du Conseil National de Transition en Mauritanie (CNTM). Il déclare « nous ne pouvons plus supporter ce que le général Ould Abdel Aziz est entrain de faire à ce pays. Pour cause, au nom des forces vives politiques et syndicales, je vous annonce la création d’un CNTM. ».
Il poursuit « nous demandons aux différentes organisations régionales, internationales, entre autres, l’UE, l’UMA, l’UA, l’OCI, l’ONU de prêter mains fortes à ce nouvel organe que le peuple mauritanien mettra en place pour défier pacifiquement le régime de Ould Abdel Aziz pour arriver à sa libération. »
Se déclarant être le porte parole de la CNTM, Biram poursuit « nous demandons aux états libres de la sous région, du monde arabe et de l’Afrique comme la Lybie, la Tunisie, l’Egypte, le Maroc, le Qatar à prêter mains fortes au CNTM. Nous donnons un délai de trois mois à Ould Abdel Aziz de reconnaître toutes les organisations des droits de l’homme interdites par son gouvernement comme l’IRA. Nous lui demandons également de lever l’instrumentalisation des médias publics pour les mettre au service des acteurs politiques et civils du pays. Nous demandons enfin au Président de la République de lever sa main sur la justice, qu’il ne cesse d’instrumentaliser contre ses opposants et contre les mauritaniens libres. Nous demandons à Ould ABDEL Aziz et son régime de revenir s’asseoir sur la table de négociation avec les forces vives du pays pour débattre et pour sortir la Mauritanie de l’impasse politico-intentionnel »
Concernant les noms des membres du bureau qui composent le CNTM, Biram a déclaré à la presse, qu’ils seront ultérieurement publiés.
Dialtabé