
Arrivée à Aioun, la mission a rencontré ses affiliés dans les locaux de la coordination du SIPES de Hodh El Gharbi. Etaient présents des délégués du corps professoral, des instituteurs, du corps médical, du corps de l’administration et d’autres membres nouvellement affiliés à ces différentes centrales syndicales. Après les mots de bienvenue, Abdallahi Oud Mohamed dit Naha, le représentant de la CGTM et chef de mission, a décliné l’objectif de la mission qui est de rencontrer les membres afin de les informer de la cause du préavis de la grève des travailleurs Mauritaniens déposé le 11 Février dernier et de s’informer sur la position de leurs membres et discuter ensemble sur la stratégie à prendre pour réussir le mouvement. Pour les missionnaires, l’objectif du préavis n’est pas d’aller en grève mais de mettre la pression sur le gouvernement afin d’ouvrir un dialogue avec les différentes centrales syndicales. « Le préavis est une réaction au décret portant indemnité de transport et de logement que le gouvernement a adopté à sa manière sans aucune concertation avec les partenaires, a affirmé le représentant de la CGTM», Abdallahi Ould Mohamed dit Naha. Il a ajouté « le premier ministre avait avancé des chiffres qui ne nous convenaient même pas et malheureusement et ceux-ci n’ont même pas été respectés par la direction du budget. Les différents missionnaires ont intervenu à tour de rôle pour expliquer leur position face au décret adopté. Dans leurs interventions, les missionnaires ont affirmé que le gouvernement n’a pas respecté la réglementation qui dit que toute modification de la grille salariale doit faire l’objet d’une discussion au conseil consultatif. « Au lieu de convoquer les centrales syndicales concernées, le gouvernement a préféré faire un bras de fer et créer un climat d’intoxication et de division au sein des centrales syndicales nationales. »Comment procéder à un dialogue avec des confédérations qui n’ont pas posé une plate forme pendant que les plaignants sont ignorés, s’interroge Naha ?
En tout état de cause, les sympathisants ont exprimé leurs soutiens aux différentes centrales syndicales et affirment que la grève sera massivement suivie le 15, 16 et 17 Mars 2010. Avant le mot de clôture, le chef de mission, Naha a affirmé « malgré notre décision d’aller en grève, nous restons toujours ouverts au dialogue car notre objectif n’est pas la grève mais se mettre à table avec un esprit consensuel pour trouver une solution. » Pour finir il a mis en garde ses sympathisants de ne pas tomber dans le piège du gouvernement pour faire échouer la grève. « Oubliez l’esprit ethnique, régional, racial ou même linguistique, dites- vous bien que vous etes des travailleurs mauritaniens qui revendiquent leurs droits »
Alassane Sarré CP Hodh El Gharbi





