
Cette augmentation intervenue après celle de la vignette au début de l’année 2010 avec près de 100% de son prix, n’a fait l’objet d’aucune déclaration par les autorités. Il est utile de rappeler que la dernière augmentation des prix du carburant avait été effectuée en octobre 2009. À cette époque, le prix du litre du gas-oil à la pompe était passé de 225 ouguiyas à 229 ouguiyas et le litre d’essence de 257 à 269 ouguiyas soit 12 ouguiyas de plus.
Une vraie hécatombe pour les automobilistes qui doivent se plier à ces nouvelles mesures des autorités, six mois après leur dernière furie sur les prix des hydrocarbures. Des nouvelles qui doivent inquiéter plus d’un, quand on sait que le pays est un producteur de pétrole (25000 barils par jour). Et la question qui alimente les salons mauritaniens, depuis cette nouvelle hausse des prix des hydrocarbures est la suivante : A quoi nous sert d’être producteur de pétrole, si on ne peut pas vivre de cette manne pétrolière ? Une production, même si elle est faible aujourd’hui, doit amortir une partie des besoins du pays en hydrocarbures, mais malheureusement, c’est le contraire. Cette hausse des prix des hydrocarbures est causée, selon les observateurs par la hausse du prix du baril sur le marché international accentuant ainsi la crise économique que vit le pays. Une crise marquée aussi par la flambée des prix des denrées de premières nécessités qui tardent à voir leur prix dégringoler depuis la fin du ramadan. S’y ajoute aussi, les problèmes récurrents d’eau et d’électricité dont souffre une partie de la population. Un véritable goulot d’étranglement pour les populations que le gouvernement a du mal à juguler. La montée en flèche des prix des denrées de premières nécessitées, conjuguée à la hausse des prix des hydrocarbures va rendre sûrement insupportable la vie de nombreux pères de familles. Les pauvres et les couches moyennes n’entrevoient pas pour le moment, le bout du tunnel. Pis, encore, ils risquent de boire le calice jusqu'à la lie, si « le Président des pauvres » ne trouve pas vite une solution pour secourir ceux qui l’avaient applaudi, quand il baissait le prix des denrées alimentaires, après le coup d’Etat du 06 aout 2008.
Dialtabé





