Grève des enseignants du SNES : Jour J-4
Les enseignants du SNES (Syndicat National des Enseignants du Secondaire) vont –ils mettre leur menace à exécution à quatre jours de l’expiration du délai de préavis de grève? Malgré les nombreux bruits de casseroles des enseignants, les pouvoirs publics restent visiblement hermetiques à leur plateforme revendicative.

Le divorce semble être consommé entre les enseignants du SNES et leur ministère de tutelle. La plateforme revendicative du 25 décembre 2012, objet de la pomme de discorde n’a pas encore convaincu le département pour agir avant la date butoir du 29 janvier. Un mutisme des autorités, dénoncé par la Cgtm, dans une déclaration en date du 24 janvier 2012« le département en charge de la fonction publique n’a montré aucun désir de dialoguer et de négocier autour de la plateforme revendicative présentée par le syndicat, à moins de 10 jours de l’expiration du délai de préavis de grève. ». Annoncée pour une durée de 15 jours, la grève intervient selon la Snes au moment où rien ne semble présager la moindre amélioration des conditions des enseignants. A quatre jours de l’expiration du délai de préavis, les autorités sont averties, le Snes ne compte pas reculer d’un iota, si ses revendications ne sont pas prises en comptent.
Ces revendications sont : Majoration conséquente de la prime de craie pour encourager le travail dans les salles de classes et règlement de cette prime pour les 12 mois de l’année ; adoption du statut particulier des enseignants du secondaire ; augmentation de l’indemnité de transport pour assurer à l’enseignant un transport décent ; adoption officielle des critères d’affectation et de promotion ; création d’un poste de santé dans chaque établissement ;
reconversion linguistique des enseignants victimes de la réforme de 1999 ; intégration à la Fonction publique des enseignants contractuels ; promotion des enseignants ayant obtenu des diplômes supérieurs ; et augmentation substantielle des allocations familiales.
Pour éviter cette grève, le Comité exécutif du SNES avait demandé aux pouvoirs publics dans leur déclaration du 25 décembre, de donner satisfaction aux doléances légitimes des enseignants. Appelant les enseignants à se mobiliser pout faire aboutir leurs revendications, le SNES avait lancé, un appel pressant à l’opinion publique pour soutenir ces doléances, dans l’intérêt général de l’école mauritanienne. Un appel entendu par la Cgtm, qui dans sa déclaration affirme que « cette situation reflète le mépris du gouvernement à l’égard des enseignants, et son indifférence face à la situation délétère de l’école, ainsi que le présent et l’avenir des milliers d’élèves du pays. »
Exprimant sa solidarité avec les enseignants, la centrale syndicale « dénonce avec la plus grande fermeté la position du gouvernement qui se caractérise par la non-prise en charge adéquate et appropriée des revendications des enseignants mauritaniens, et son refus d’entamer des négociations autour des revendications socioprofessionnelles des travailleurs. »
Plus loin la Cgtm, « rappelle au gouvernement que la persistance du refus du dialogue avec les partenaires sociaux ne sert, en aucun cas, la consolidation d’un Etat de droit et des institutions, et ne contribue pas à la préservation de la paix et la stabilité sociales ;
socioprofessionnelles.. »
Dialtabé