Faux, usage de faux, arnaque et CIE
Rien ne semble arrêter les faussaires et prédateurs d’hier. Ceux qui ont profité des deux décennies de pillage systématique de nos ressources, investissant l’administration, de l’éducation aux finances en passant par l’agriculteur, la pêche, les mines etc. Ceux –là veulent aujourd’hui nous imposer leur manière de voir, nous empêcher d’avancer, même d’espérer que nous pouvons avancer. La méthode est simple parce qu’il s’agit pour eux de donner la preuve que « rien n’a changé », et dans un deuxième temps d’insulter le peuple mauritanien en lui attribuant des qualificatifs qui n’ont jamais été les siens.

Après avoir échoué dans leurs premières tentatives d’incriminer des groupes pour « crime de parenté » avec le Président Ould Abdel Aziz, rien n’a vraiment changé .Nous aurions la même autocratie au pouvoir. Autocratie qui jouerait les partitions du népotisme, du clientélisme désastreux, du bradage des ressources de l’Etat au profit de maffias composées de parents et d’alliés au service de la cause… Pas la peine de polémiquer là-dessus, les Mauritaniens savent ce qu’il en est. Et contrairement aux commanditaires de cette stratégie stérile, il n’y a pas lieu de dénier aux Mauritaniens l’intelligence de discerner le vrai du faux. La méthode est claire aussi : publier de fausses informations en ciblant les parents du Président Ould Abdel Aziz, ouvrir la voie aux commentaires dont les auteurs sont souvent les mêmes pour déverser le trop-plein de haine qui ne peut plus être contenu depuis que les sources illicites d’enrichissement des hauts fonctionnaires et des commerçants véreux, depuis que ces sources ont tari.
Dernier exemple : la publication par Taqadoumy d’une information relative à la passation, gré à gré d’un marché de construction de la route Tintane-Aïoun au Group Wafa appartenant à Ehl Ghadda. Bien sûr que cette information est dénuée de tout fondement. Les auteurs de l’article le savent bien. Mais ne vous étonnez point que, demain, des partis comme l’UFP ou des personnalités comme (n’importe lequel de ces gens-là) reprennent la même information et en fassent un cheval de bataille. La publication de l’information et les commentaires « suscités » à l’occasion en disent long sur les véritables objectifs de ces corbeaux qui ont perdu leur démarche authentique pour avoir trop longtemps pratiqué la danse du ventre, et sui n’arrivent pas à retrouver le rythme qu’il faut pour s’accommoder des nouvelles règles qui épousent l’éthique Bonne Gouvernance.
Ceux qui écrivent des insanités pareilles ne reprochent rien à Ehl Ghadda, des entrepreneurs dont la fortune est héritage et non frauduleuse acquisition. Depuis des décennies, ils ont fait partie du peloton de tête des importateurs de denrées de première nécessité. Leur sérieux leur a valu la confiance de leurs partenaires extérieurs et la diversification de leurs activités. Jamais eu besoin de marchés de l’Etat (qui étaient d’ailleurs orientés vers d’autres opérateurs), ni d’arnaquer les fournisseurs étranger. Pas de litige avec l’institution finance. Ni avec les impôts ici. Encore moins avec des partenaires étrangers.
Mais l’essentiel pour nos « idéologues » du faux, c’est d’entretenir la psychose du pillage des ressources suivant la logique du népotisme et du clientélisme. Tel que cela s’est fait durant les décennies 80, 90 et la première moitié des années 2000. De refuser au pouvoir actuel le label « Bonne Gouvernance » pour lequel pourtant il a beaucoup fait en termes d’assainissement de la gestion, de contrôle des fiances et des marchés, de choix responsables, de diminution du train de vie de l’Etat, de combat contre la corruption et la gabegie…
L’information est ici la continuation, par d’autres moyens, d’une guerre qui aura pourtant utilisé tous… Les moyens. Echec et mat quant il s’est agi de manœuvres, échec et mat quand il s’est agi de négociations, échec et mort quant il s’est agi de confrontations. Que reste-t-il alors ? Tromper, mentir, construire, manipuler mettre des peaux de bananes partout, piéger… tout le vocabulaire qui fait l’hypocrisie et la malhonnêteté. Là il est vrai, ces gens sont imbattables.
Sauf que la Vérité finit toujours par avoir le dessus. Une Justice Immanente en a décidé ainsi, personne n’y peut rien. Pas même « Tagadoumy et fratrie ».
Bechir Ould Ahmedou.