
Dans une question adressée vendredi au PM, Mme Diallo indique qu’une loi organique validée par le conseil constitutionnel stipule en son article 56 que l’Assemblée Nationale ne peut se réunir en séance plénière les vendredis et samedis. Mais selon elle, cette décision de se réunir un jour férié montre que « c’est plutôt la force qui gouverne » Poursuivant ses diatribes, Mme Diallo a souligné que le gouvernement de Laghdaf a commis cette année plusieurs violations des lois de la République dont certaines ont eu pour effet de bloquer le contrôle parlementaire. Citant à titre d’exemple, les rapports semestriels sur l’exécution des budgets 2009 et 2010, le rapport sur la situation de la caisse des retraites et l’article 18 de la loi organique n° 78-011 relative aux lois de finances qui selon elle n’ont jamais été présentés au parlement. Poursuivant ses critiques, elle précise que le PM n’a pas respecté certains engagements pris lors de la déclaration de politique générale de l’année dernière. En premier lieu, la députée de l’UFP a cité la lutte contre la gabegie qui selon elle n’a permis de mettre en place aucun système « sauf des emprisonnements qui s’apparentent plus à des règlements de compte », dira-t-elle. Selon elle, la plus grande forme de gabegie est le non respect des textes de loi, notamment la multiplication des marchés de gré à gré ou de consultations dites simplifiés; l’exécution de dépenses en dehors de tout cadre légal ; l’absence d’enquête ou de contrôle par rapport à des secteurs douteux dénoncés soit par la presse, soit par des partis politiques, soit par des syndicats, la non production de rapports sur les industries extractives (pétrole, or et cuivre) et le refus de remettre aux parlementaires des rapports d’audit. Pour les secteurs douteux, Mme Diallo a donné à titre d’exemple le BEMOP (Bureau d’embauche de la main d’œuvre portuaire) qui selon elle, collecte 800 millions par an, de manière illégale sur les travailleurs sans reçu, sans comptabilité et surtout pour une destination inconnue.
Dans sa volte-face, Mme Diallo a déclaré que les problèmes socio-économiques se posent de manière plus accrue, notamment, la hausse incessante des prix des denrées de base, le taux de chômage, les arriérés de salaires, le non paiement d’indemnités ou de droits.
Dialtabé






