
Sur les raisons de cette décision et devant l’absence des déclarations officielles, les commentaires vont bon train. Pour certains, cette mesure serait consécutive aux multiples déclarations du capitaine Dadis Camara, ex-chef de la junte militaire Guinéenne qui, à chaque sortie, évoquait l’exemple Mauritanien pour justifier son coup de force. D’autres évoquent des raisons économiques. Les effets de la crise économique mondiale se faisant de plus en plus sentir, certains Mauritaniens verraient d’un mauvais œil les étrangers, notamment les Guinéens, qu’ils accusent de prendre leur travail.
Mais selon des sources dignes de foi, l’arrestation à Rosso, au début de l’année de deux Guinéens en possession de dizaines de passeport, est à l’origine de ce durcissement. Dans les jours qui ont suivi cette arrestation, la police avait procédé à de nombreuses interpellations pour retrouver d’éventuels passeports introduits frauduleusement dans la capitale, Nouakchott. Les personnes arrêtées au cours de ces opérations sont expulsées.
Même si l’opération a été suspendue depuis, la petite communauté Guinéenne vit dans la peur ne sachant pas à quel saint se vouer. Du côté du consulat Guinéen, c’est motus et bouche cousue.
Rappelons que pour obtenir le visa, le candidat doit se rendre à la représentation diplomatique de la Mauritanie à Dakar où il devra remplir un formulaire avant de débourser la somme de 15 mille UM pour le visa dont la durée n’excède pas trois mois ou 20 mille UM pour celui de douze mois.
Mamadou Oury Diallo






