
Le plus jeune membre du conseil national de l’UPR, Ahmed Ould Mohamed Ould Isselmou Ould Dahane fêtera ses vingt ans le 24 juillet 2010. Il est étudiant en deuxième année (Deug mathématique) à la faculté de science à l’université de Nouakchott. Notre reporter a rencontré un de ses parents, un militant du parti qui nous fait son portrait.
D’après ses origines, Ahmed Ould Mohamed était prédestiné à la politique. Selon la source, il est issu de l’entité tribale kounta, de la localité de Rachid dans la willaya du Tagant et d’une famille de juriste et d’administrateur. Il est l’arrière petit fils de l’émir du Tagant, Bakar Ould Soueidahmed. Son grand père Isselmou ould Didi Ould Dahane Ould Meinouh aurait servi dans l’administration centrale en qualité d’administrateur dans les Wilayaa et Moughataa du pays comme préfet et gouverneur, durant une trentaine d’années. Il est le fils de Mohamed Ould Isselmou Ould Dahane, un avocat connu dans le milieu de la société civile, un spécialiste des questions relatives aux droits de l’homme qui est devenu notaire dans la capitale économique Nouadhibou.
Présenté comme un adepte de la lecture, du football et du monde des nouvelles technologies, ce nouveau membre du conseil national de l’UPR élu avec cinq autres de ses camarades pour une durée de quatre ans, sera amené à travailler au même titre que les autres membres du conseil. « Ce qui constitue pour les militants du parti au pouvoir, une expérience inédite en Mauritanie, le fait d’associer la jeunesse dans la plus importante sphère politique du pays. » témoigne la source. A son âge, une lourde charge pèse sur ses épaules, mais son dévouement et son attachement aux valeurs du parti lui seront bénéfiques, d’après le militant de l’UPR.
Serait –t-il en mesure de surmonter les défis qui l’attendent, désormais, dans ce parti au pouvoir ? Utilisera-t-il tous ses atouts pour la réussite de son nouveau statut politique ? Serait t-il- avec ses cinq autres collègues membre du conseil en mesures de défendre les intérêts de la jeunesse estudiantine du pays en générale et du parti en particulier ? La présence des jeunes étudiants au sein du Conseil National de l’UPR sera t-il un facteur déterminant pour limiter les grèves des universitaires ?
Après une année chaotique marquée par de multiples grèves à l’Université, le parti au pouvoir va tenter le pari d’inclure la jeunesse dans ses prises de décisions. Des étudiants qui comptent apporter en sus de leur concours, un équilibre entre le pouvoir et le mouvement estudiantin. Pour y arriver, l’UPR doit cravacher dur durant ses quatre années à venir pour mobiliser ses troupes et tenter de gagner le cœur de la jeunesse avant les prochaines élections.
Dialtabé





