
Conférence à Nouakchott sur l'approche de l'écriture de l'histoire de la résistance nationale
Soumis par journaliste le jeu, 26/01/2012 - 10:48
"Avec quelle approche méthodologique il faut écrire l'histoire de la résistance nationale", tel est le thème d'une conférence donnée mercredi à la faculté des lettres et des sciences humaines de l'université de Nouakchott (UN) par le professeur d'histoire, El Moktar Ould Sidi Mohamed, a constaté un reporter de l'AMI.
Dans sa présentation, le conférencier a passé en revue les différentes formes de résistance nationale contre les colons qui ont envahi le pays et tenté d'anéantir son identité civique et religieuse.
Il a affirmé, à ce sujet, que l'écriture de l'histoire de la résistance anticoloniale constitue un témoignage et une reconnaissance envers ceux qui ont, par leurs actions héroïques et leurs sacrifices, marqué cette étape de l'histoire du pays.
M. Ould Sidi Mohamed a, ensuite, fait savoir que l'identité mauritanienne reste incomplète tant qu'on n'accorde pas un intérêt aux martyrs qui, pour l'intérêt de leur patrie et leur nation, ont sacrifié leur vie, notant que la résistance contre les agresseurs est un comportement et une volonté naturels chez tous les êtres humains.
S'agissant de l'approche méthodologique, le conférencier a noté que certaines difficultés existent s'érigeant en obstacles sur la voie de l'écriture de l'histoire de la résistance, difficultés liées à la définition même du concept de résistance formulée par les chercheurs et écrivains relevant que "les faits, n'ont, jusqu'à présent, pas été complètement délimités. C'est ainsi que certains estiment que cette résistance a commencé au 19ème siècle et au début du 20ème dans la wilaya du Trarza et dans la vallée".
M. Ould Sidi Mohamed a affirmé que "les documents existants aujourd'hui sont l'oeuvre de français qui ne sont pas forcément impartiaux. C'est ainsi qu'ils qualifient les hommes de la résistance de rebelles et de criminels". Il a de même constaté que l'histoire de la résistance est méconnue dans les sphères internationales et scientifiques en raison de la négligence des mauritaniens de cet aspect de la vie de l'Etat et du peuple mauritanien.
Par conséquent, il appartient à tous dit-il, d'oeuvrer pour l'édification d'une mémoire nationale qui aurait à connaître de la préservation de l'histoire de la résistance et de la mise en place d'une institution spécialisée dans la protection du patrimoine du pays et chargée de faire connaître les symboles de la résistance".
Commentant la conférence, M. Saad Bouh Ould Moustapha président de l'association nationale pour commémorer les exploits héroïques de la résistance a indiqué qu'elle a abordé des aspects majeurs de l'histoire de la résistance du pays soulignant l'objectivité avec laquelle ont été évoqués les différents axes par le conférencier. Et de noter que l'intérêt porté aux héros de la résistance constitue un devoir pour tous.
Il a rappelé que toutes les couches de la population mauritanienne ont eu à opposer au colon une farouche résistance qui a fait tomber de grands dirigeants coloniaux au nord et au sud du pays mais aussi à l'est et à l'ouest.
M. Ould Moustapha a demandé aux étudiants, professeurs et chercheurs de mettre l'histoire de leur pays au centre de leurs priorités avant de savoir gré à l'université de Nouakchott pour sa collaboration avec son association dans la mise en valeur du rôle de la résistance nationale dans la libération en boutant le colonisateur hors du pays.
Dans sa présentation, le conférencier a passé en revue les différentes formes de résistance nationale contre les colons qui ont envahi le pays et tenté d'anéantir son identité civique et religieuse.
Il a affirmé, à ce sujet, que l'écriture de l'histoire de la résistance anticoloniale constitue un témoignage et une reconnaissance envers ceux qui ont, par leurs actions héroïques et leurs sacrifices, marqué cette étape de l'histoire du pays.
M. Ould Sidi Mohamed a, ensuite, fait savoir que l'identité mauritanienne reste incomplète tant qu'on n'accorde pas un intérêt aux martyrs qui, pour l'intérêt de leur patrie et leur nation, ont sacrifié leur vie, notant que la résistance contre les agresseurs est un comportement et une volonté naturels chez tous les êtres humains.
S'agissant de l'approche méthodologique, le conférencier a noté que certaines difficultés existent s'érigeant en obstacles sur la voie de l'écriture de l'histoire de la résistance, difficultés liées à la définition même du concept de résistance formulée par les chercheurs et écrivains relevant que "les faits, n'ont, jusqu'à présent, pas été complètement délimités. C'est ainsi que certains estiment que cette résistance a commencé au 19ème siècle et au début du 20ème dans la wilaya du Trarza et dans la vallée".
M. Ould Sidi Mohamed a affirmé que "les documents existants aujourd'hui sont l'oeuvre de français qui ne sont pas forcément impartiaux. C'est ainsi qu'ils qualifient les hommes de la résistance de rebelles et de criminels". Il a de même constaté que l'histoire de la résistance est méconnue dans les sphères internationales et scientifiques en raison de la négligence des mauritaniens de cet aspect de la vie de l'Etat et du peuple mauritanien.
Par conséquent, il appartient à tous dit-il, d'oeuvrer pour l'édification d'une mémoire nationale qui aurait à connaître de la préservation de l'histoire de la résistance et de la mise en place d'une institution spécialisée dans la protection du patrimoine du pays et chargée de faire connaître les symboles de la résistance".
Commentant la conférence, M. Saad Bouh Ould Moustapha président de l'association nationale pour commémorer les exploits héroïques de la résistance a indiqué qu'elle a abordé des aspects majeurs de l'histoire de la résistance du pays soulignant l'objectivité avec laquelle ont été évoqués les différents axes par le conférencier. Et de noter que l'intérêt porté aux héros de la résistance constitue un devoir pour tous.
Il a rappelé que toutes les couches de la population mauritanienne ont eu à opposer au colon une farouche résistance qui a fait tomber de grands dirigeants coloniaux au nord et au sud du pays mais aussi à l'est et à l'ouest.
M. Ould Moustapha a demandé aux étudiants, professeurs et chercheurs de mettre l'histoire de leur pays au centre de leurs priorités avant de savoir gré à l'université de Nouakchott pour sa collaboration avec son association dans la mise en valeur du rôle de la résistance nationale dans la libération en boutant le colonisateur hors du pays.






