Bloc notes : Le Quotidien de Nouakchott
Mandat des députés : il y aura peut-être un second avis du conseil constitutionnel
"Il est impossible d'organiser des élections législatives et municipales en cette période difficile accentuée par des insuffisances matérielles et techniques" a déclaré Messoud Ould Boulkheir, cité par alakhbarinfo.


La date butoir donnée par le conseil constitutionnel au gouvernement pour la tenue des élections législatives, c’est mai 2012. Au-delà, le mandat prorogé des députés n’aura plus de base légale. «Il est donc capital d'accorder plus de temps à la Commission nationale des élections et à l'Agence nationale des élections pour pouvoir s'organiser et se doter du matériel nécessaire et du personnel qualifié » a déclaré Ould Boulkheir, toujours cité par Al Akhbar. Messoud ajoute « que les mandats des conseils municipaux et des élus des deux chambres doivent être prolongés.»Pour cette prorogation, il faudra peut être un autre avis du conseil constitutionnel.

Affaire Raja : la balle est dans le camp de la justice
Il y a trois jours, une jeune fille, Raja, a reçu une balle qui aurait été tirée a bout portant. Les suspects : trois jeunes hommes dont le fils du président de la République. La qualité de président de la République du père de l’un des présumés auteurs a fait presque oublié la victime, celle qui a reçu la balle (tirée volontairement ou nom) en pleine poitrine, celle qui a été évacuée pour soins au Maroc. Aux dernières nouvelle sa vie ne serait plus en danger.
Ce fait divers tragique est entre les mains de la justice. C’est à elle maintenant de montrer à l’opinion qu’elle est indépendante. Autrement, dans cette opinion, sera conforté le sentiment d’une justice à deux vitesses. Celle du fils du président des pauvres et celle des fils de …pauvres

Député de la majorité : ils veulent rester…nomades
Les députés de la majorité soutien du président de la République, a en croie l’ANI, seraient contre la loi interdisant les candidatures indépendantes aux élections législatives. Ils seraient également contre et celle faisant perdre a l’élu son mandat quand il quitte le parti qui l’a porté au pouvoir. Ces dispositions sont pourtant le fruit du dialogue entre la majorité et l’opposition. Les mecontents de ne pas avoir été investis par leurs partis politique peuvent se présenter candidat indépendant, quitte a rejoindre les rangs après avoir été élu. Et, on peut se faire élire avec l’étiquette d’un parti et le quitter ensuite pour une autre formation politique. Ce sport se fait généralement dans le sens opposition vers le pouvoir, vers le gâteau. L’inverse est rarissime. L’adoption des nouvelles dispositions mettra fin au nomadisme politique. Seulement, interdire aux citoyens de briguer les suffrages s’ils ne sont pas investis par un parti politique, est-ce conforme à la constitution ?