
« Vaut mieux prévenir que guérir », cet adage sonne bien comme un glas pour les autorités locales, une semaine après la tragédie du Ksar qui a fait une dizaine de victimes. Une catastrophe qui restera toujours dans les mémoires et qui poussera peut être les autorités à sécuriser la distribution et l’entreposage des produits dangereux.
Un secteur gangrené par le manque de sensibilisation et de sécurité qui malheureusement, prend tous les jours, la population en otage. L’explosion du Ksar n’est d’ailleurs, que la partie cachée de l’iceberg, car l’esprit de la mort continue toujours de roder, dans tous les coins de rue, aux abords des maisons, dans les marchés…
Ksar, il est 16 heures, une semaine après la déflagration, les parents des victimes rencontrés sur les lieux, continuent de pleurer leurs morts. Ahuris et déboussolés, ils cherchent à comprendre les causes de la tragédie. Par des allers et retours incessants, ils fouillent, les décombres du bâtiment pour trouver des effets personnels. Dans cette soirée du 05 janvier 2010, ils sont venus en nombre, après la prière du vendredi pour rendre un dernier hommage à leurs disparus. Par contre, d’autres sont venus par simple curiosité pour alimenter les « chtarys » de salons. Poussés par l’angoisse, les proches des disparus se recueillaient, genoux à terre sur les ruines. Ils n’ont pas encore accepté l’effroyable catastrophe. Leurs yeux se renferment, laissant couler des larmes. Que cherchent-ils, dans ce long recueillement, ont-ils voulu partager les derniers moments de souffrances de leurs proches, personne ne le dira
Partageant leur chagrin, le chauffeur du Caterpillar tente de dégager les derniers blocs de pierre récalcitrante. Habitués des lieux, les camions citernes ont déserté l’espace depuis l’accident. Une catastrophe qui pouvait être pire, si on sait que l’entrepôt est situé entre deux stations d’essence, et en croupe à une dizaine de maisons.
Une tragédie condamnée par les parents des défunts qui mettent en cause la vente de gaz dans les lieux publics, surtouts chez les boutiquiers du coin. Une catastrophe due au manque de sensibilisation des pouvoirs locaux qui selon eux, ont encouragé cette anarchie grimpante.
« La vente et la distribution de gaz dans la capitale, n’ont jamais répondu aux normes de sécurité, j’espère que cette catastrophe réveillera certaines lacunes. » clame MOS, proche d’une victime. « Il faut commencer par prendre des mesures drastiques sur la distribution anarchique de gaz qui se fait le plus souvent par les charretiers. » rétorque un badaud.
En plus de cela, il faudrait mieux équiper et former la protection civile pour ces genres de catastrophes, dira t-il, car ils ont montré leurs limites, l’autre jour.
Entre le recueillement des uns et les complaintes des autres, le Caterpillar tente d’évacuer les derniers signes de mémoire de ce champ de ruines qui n’a pas fini de faire couler beaucoup d’encre, mais aussi de larmes
Dialtabé





